Client

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CLIENT – Live -MJC picaud – Cannes

Que demander de plus pour le douzième anniversaire de l’indus fest que d’avoir Client en top list ? Un trio de jolies petites anglaises en uniformes sexy, qui cartonnent partout en Europe et en Asie, et qui se déplace jusqu’au fin fond de la France (oui à part le festival du film, il n’y a pas grand chose à Cannes) pour nous livrer un excellent show. Et qu’est ce que ça donne ? Une salle minuscule, 200 personnes déchaînées, et trois pin-up à 1 mètre de vous. Quand à la musique, de l’électro pop wave alternatif vivifiant, rien que ça, et rien que pour nous. Alors si vous avez raté les déhanchés et les bouilles de nos clientes préférées, vous avez une scéance de ratrapage, au choix : à Londres le 24 janvier, Warsaw le 1er février ou Helsinki le 12 février. Sinon, il est trop tard pour vous dire que vous avez raté un des meilleur live de l’année. Surtout quand la chanteuse vient vous voir pour vous dire “I-love-your-shoes !”

Note : 9/10

Publié dans: on janvier 20, 2008 at 10:16 Commentaires (1)

Sablier

dave_gahan_003.jpg Le nouvel album de Dave Gahan est enfin dans les bacs, après près de quatre ans d’absence depuis “Paper Monster”. Résolument plus électro, plus rock et plus fini que son premier bébé, le chanteur de Depeche Mode s’assume enfin. L’image sombre et sexy lui colle toujours à la peau, même après plus de vingt-cinq ans de carrière. Toujours autant de passion, de colère, d’érotisme et de mélancolie dans la voix, toujours autant d’émotion dans les arrangements, toujours autant de charisme et de mystère dans les ambiances parfois divines des chansons de l’album. Pourtant, il manque quelque chose. Ou plutôt quelqu’un. Oui, depuis les années 80, Dave ne s’était, excepté pour son album solo, jamais séparé de son accolyte Martin Gore. Et c’est bien cela le hic, Depeche Mode est Depeche Mode. A savoir si cela est si important que les deux membres fassent des albums solos si dans l’un et l’autre il leur manque leur âme? Probablement pas, mais c’est à vous de juger …

HOURGLASS

DAVE GAHAN

VIRGIN

7/10

Publié dans: on décembre 17, 2007 at 12:38 Laisser un commentaire

Alive

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Depuis l’incontournable Discovery, La référence pop-électro-disco des années 2000, Daft Punk n’a sortit qu’un seul album, Human after all, répétitif et sans nouveauté. La presse a même cru alors à la fin du célèbre duo français. Mais avec la sortie d’Alive, Daft Punk nous jette à la figure que non, il n’est pas mort, et loin de là. Le groupe sillonne d’ailleurs le globe avec des concerts dantesques, de véritables fresques pyrotechniques, impressionnant autant les yeux que les oreilles. Des lives de grande qualité qu’il fallait enregistrer pour en faire un album et ainsi satisfaire tous les plus grands fans de Daft Punk. On retrouve donc ici le public déchaîné, l’ambiance électrique et des remixes innatendus avec, pour couronner le tout, un son exceptionnel. Un album jouissif. Hors normes. Bref, The live.

NOTE : 8.5/10

Publié dans: on décembre 13, 2007 at 11:12 Laisser un commentaire

Trash yéyé

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Clairement sombre ce nouvel opus de Benjamin Biolay, suite innatendue de A l’origine et de Home. C’est un petit pavé dans la mare que nous jette ici Trash Yéyé, avec ses paroles sulfureuses, son humour acide, ses mélodies graves et son son cold wave. Les cerfs-volants ne planent plus, le sexe, le doute et la nostalgie innondent nos oreilles pour nous plonger dans l’album comme dans les Fleurs du mal. B.B a grandit et tente de décoler, non sans haine, ses étiquettes de bobo crooner alcoolo. Il est d’ailleurs en tournée, sa première depuis cinq ans. Ces prochains mois, on le verra faire ses débuts d’acteurs dans trois films, En visite de Vincent Dietschy, Sang froid et Stella, tous deux de SylvieVerheyde.

NOTE : 6/10

 

Publié dans: on at 11:10 Laisser un commentaire

«Photographier c’est captiver un moment éternellement.»

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Invention scientifique du XIXème siècle, la photographie, à l’instar d’autres inovations techniques de cette époque, a transformé de façon radicale la connaissance et l’expérience que les hommes ont du monde, et continue de la modifier aujourd’hui. Né d’un processus chimique se fixant sur une feuille, la photographie, qui invente un nouveau langage, réalise aussi le plus vieux rêve de l’homme : créer un monde illusoire tout aussi crédible que le monde lui même. Pour la première fois l’on pouvait fixer le passé, non plus au moyen de mots écrits et d’images peintes, mais on le faisait perdurer grâce à une fidèle « re-production ». L’on pouvait désormais croire à ce passé comme si on l’avait vécu soi-même.

C’est cela que ce receuil des plus grandes oeuvres photographiques du XXème siècle à voulu représenter. A travers un dictionnaires des photographes, « la photographie du XX ème siècle » nous propose un éventail des plus belles oeuvres, marquantes par leur originalité, par leur créativé, par leur modernisme, ou tout simplement, par leur beauté, parfois divine. Quelles soient en couleurs ou pas, ces images figées expriment chacunes leur désir de toucher l’Homme par le rire, par la nostalgie, ou par des fractions du temps. Les regarder c’est reconnaître notre richesse humaine, en voyageant à travers les âges, l’Histoire, l’espace. Des corps, des visages, des paysages, des objets, réminescences révélant toutes une partie des innombrables secrets de l’Homme.

La photographie du XXème siècle

Museum Luwig Cologne

Editions Taschen

9,99 Euros – 790 pages

NOTE : 8/10

Publié dans: on décembre 11, 2007 at 5:35 Laisser un commentaire

Ni d’Eve, ni d’Adam

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Ni d’Eve , ni d’adam

Amélie Nothomb

Ed. Albin Michel


Aux origines de « stupeurs et tremblements » récit épique de l’auteure aux proies du système social hiérarchique du Japon, il y a sa rencontre avec Rinri. Une histoire d’amour pudique et détachée, où l’un et l’autre apprend à se connaître, à se découvrir, et briser les murs du silence. Barrière de langue, de moeurs, de pensée et de civilisation n’empêcheront pas l’héroïne de se faire aimer, malgré son excentricité, bien connue de tous. Il est difficile de discerner l’autobiographie de la fiction dans ce livre, mais il n’y a pas grand besoin de reconnaître le vrai du faux, juste la possibilité de pénétrer dans le quotidien de la Nothomb, qui badine toujours autant avec l’Amour.


Extrait :

Le moyen le plus efficace d’apprendre le japonais me parut d’enseigner le français. Au supermarché, je laissai une petite annonce: « Cours particuliers de français, prix intéressant ».

Le téléphone sonna le soir même. Rendez-vous fut pris pour le lendemain, dans un café d’Omote-Sando. Je ne compris rien à son nom, lui non plus au mien. En raccrochant, je me rendis compte que je ne savais pas à quoi je le reconnaîtrais, lui non plus. Et comme je n’avais pas eu la présence d’esprit de lui demander son numéro, cela n’allait pas s’arranger. « Il me rappellera peut-être pour ce motif », pensai-je.

Il ne me rappela pas. La voix m’avait semblé jeune. Cela ne m’aiderait pas beaucoup. La jeunesse ne manquait pas à Tokyo, en 1989. A plus forte raison dans ce café d’Omote-Sando, le 26 janvier, vers quinze heures.

Je n’étais pas la seule étrangère, loin s’en fallait. Pourtant, il marcha vers moi sans hésiter.

Note : 6/10

Publié dans: on at 9:51 Laisser un commentaire

Kim ki Duk, peintre des quatre saisons

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Longtemps avons-nous fouillé à la recherche d’un film où les arts et philosophies asiatiques se mêleraient. Longtemps avons-nous attendu. Mais au temps du XXI ème siècle, là où nous n’esperions plus le retour de chefs d’oeuvres intemporels, est arrivé doucement mais sûrement une révolution de l’image. Une révolution dans l’art du cinéma asiatique, quelque peu soufflé par le gigantesque flux de films-machines importés du Big Brother américain. Et cela grâce à « Printemps, été, automne, hiver et …printemps », peinture de la vie. C’est comme cela que concoit le réalisateur coréen Kim Ki Duk . Primé de nombreuses fois, ce cinéaste qui nous avait déjà offert « Samaria » (ours d’or à Berlin en 2003), quitte son étiquette de réalisateur « cruel et violent », grâce à ce 9ème film très poétique. Un temple bouddhiste, en plein lac, un moine, un disciple. Une saison pour chaque étape de la vie du jeune homme. Une véritable illustration de la religion et philosophie bouddhiste, doctrine qui donne le sens à l’existence grâce à l’Eveil et au Nirvana, en échappant aux « trois racines du malsain »: l’Ignorance (le disciple enfant, printemps), le Désir (le disciple adolescent, été), la Haine (le disciple adulte, automne). Un décor digne des tableaux de Monet, une quête mystique, une méditation sur le cycle de la vie, du désir amoureux, de la femme, de la repentance. Un film qui jalouse les plus grands, au vu d’une maîtrise parfaite des images d’une beauté indéniable. Allégorie du rachat et du péché, « Printemps, été, automne, hiver et … printemps » privilégie ici le thème des forces et faiblesses de l’Homme, trahi par ses sens. Une nature seine , contemplatrice et moqueuse des erreurs humaine ajoute un oeil critique sur la symbolique du péché originel. Un film presque parfait, mais qui laissera les amateurs d’action et de scénarios complexes sur leur faim. En ce qui conscerne les passionés de cinéma d’art et d’essai, ils seront comblés.

Printemps, été, automne, hiver et… printemps

Film de Kim KI DUK Corée du sud, 2003

Avec: Oh Yeong-Su, Seo Jae Kyeong et Kim Ki Duk

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NOTE : 9/10

Publié dans: on décembre 9, 2007 at 3:45 Laisser un commentaire

Le Bénarès-Kyoto

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Dans cette fin de période de prix littéraires, quelques livres restent de gros succès, d’autres restent cachés sur les étagères des librairies. Et ce, même avec le Renaudot Essai. C’est le cas cette année du Bénarès Kyoto, récit de voyage autour de l’Asie d’Olivier Germain-Thomas. Le citoyen lit de moins en moins, se fie seulement aux best-sellers de l’époque et sont poussés à l’achat par les grands moyens donnés par la publicité. Les grands lecteurs, eux, s’éloignent du contexte des prix, trop fades et commerciaux à leur goût. Quand en plus l’on découvre les dessous de ces prix littéraires, entre jury manipulés et scandales autour des éditeurs, comment reconnaître un bon livre d’un grand livre ? Un de ces livres qui pourrait s’inscrire dans la lignée de nos chez d’oeuvres du XXème siècle ? Un livre bien écrit, certes, mais surtout un livre qui permet de faire un point sur notre monde, en partant ailleurs. Pas besoin de prier devant votre boss pour partir quelques jours en Inde, pas besoin de trainer les enfants alors que vous voulez partir seul, pas besoin de dire à votre femme ou mari, que votre vie vous ennuie. Prennez le temps de lire un Vrai livre, et un bon, celui qui vous ammenera loin, pour vivre avec l’auteur la traversée des religions et des cultures d’Asie, celles dont on ignore tout. Passer une nuit au Laos, rencontrer des peintres en Chine, des mendiants en Inde, et les forêts du Japon. Une manière de pratiquer la « philosophie par les pieds » de Germain-Thomas, de rendre vivantes les principales valeurs de l’Asie, que l’auteur connaît si bien, et qui marquent de plus en plus notre Occcident. Pas besoin de prix pour tout ça.

Extraits

Laos :

Le bateau gagne le milieu du fleuve, il évite les bancs de sable. Des enfants nous saluent, des buffles, des bufflesses et leurs buffletins descendent boire d’un pas chaloupé, un pêcheur jette un filet, un homme crache sur le pont du bateau, un bébé au sein connaît une félicité qu’il passera sa vie à rechercher, les barbares emprisonnent des images dans des boîtes, une jeune Laotienne les mange des yeux, un radio éructe de la bouillie(…), les montagnes gardent les fleurs et racines, secrets des guérisons.

En Europe il neige.

Japon :

La femme japonaise est un chef-d’oeuvre. Il s’éffrite. La japonaise pratique une féminité à la sexualité cachée. Derrière l’écrin, une grande sentimentalité.

Elle naît mère et ne devient épouse ou maîtresse qu’en passant. Elle regarde les passions des hommes (pouvoir, argent, sexe, alcool) comme les caprices d’un enfant.

Elle sert le saké comme si elle donnait la tétée. Elle met à l’hôte une serviette autour du cou comme elle lange. Elles semblent sorties d’une machine à laver et d’une boîte à musique.

Prendre l’âge pour une femme, c’est gagner en art.

Mes pensées dorment si je les assieds. Mon esprit ne va si mes jambes ne les agitent.

Montaigne

Essais, III, 3

___NOTE 7/10____________________________________

Le Bénarès Kyoto

Editions du Rocher

18 Euros – 270 Pages

Publié dans: on décembre 8, 2007 at 3:54 Laisser un commentaire

Média Part – Le projet

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Vous avez peut être déjà entendu parler du site « Média Part – Le projet », journal en ligne d’information généraliste et de débats, en partie payante. Des journalistes, des chefs d’entreprise, des réalisateurs ou même des avocats se sont déjà inscrits sur le site, et expriment sur ce dernier les raisons pour lesquelles “Media Part” suscité leur intérêt. Le site, qui devrait être lancé début 2008, tente de « fédérer des publics divers mais rassemblés sur l’idée d’une indépendance éditoriale pour une information et un débat de qualité ». Toute personne à la possibilité de s’inscrire sur le site, y poser des commentaires pour réagir. Mais si vous voulez aller plus loin et participer activement aux débats et aux informations diffusées par l’équipe de “Média Part”, une participation de 5 à 15 Euros par mois est demandée. Pas de publicité et une certaine indépendance économique pour ce site communautaire et activiste qui ne dépend que de vous, lecteurs. “Média Part” réagit face à la crise de la presse papier, et est notamment destiné à la génération des 20 à 30 ans qui n’achète plus de quotidien papier et recherche aujourd’hui la quasi-totalité de son information sur internet. Alors, si vous voulez agir pour les médias de demain et pour votre citoyenneté, lisez, publiez, réagissez.


Publié dans: on décembre 7, 2007 at 8:16 Laisser un commentaire

Bienvenue

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Publié dans: on décembre 5, 2007 at 11:16 Laisser un commentaire