Kim ki Duk, peintre des quatre saisons

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Longtemps avons-nous fouillé à la recherche d’un film où les arts et philosophies asiatiques se mêleraient. Longtemps avons-nous attendu. Mais au temps du XXI ème siècle, là où nous n’esperions plus le retour de chefs d’oeuvres intemporels, est arrivé doucement mais sûrement une révolution de l’image. Une révolution dans l’art du cinéma asiatique, quelque peu soufflé par le gigantesque flux de films-machines importés du Big Brother américain. Et cela grâce à « Printemps, été, automne, hiver et …printemps », peinture de la vie. C’est comme cela que concoit le réalisateur coréen Kim Ki Duk . Primé de nombreuses fois, ce cinéaste qui nous avait déjà offert « Samaria » (ours d’or à Berlin en 2003), quitte son étiquette de réalisateur « cruel et violent », grâce à ce 9ème film très poétique. Un temple bouddhiste, en plein lac, un moine, un disciple. Une saison pour chaque étape de la vie du jeune homme. Une véritable illustration de la religion et philosophie bouddhiste, doctrine qui donne le sens à l’existence grâce à l’Eveil et au Nirvana, en échappant aux « trois racines du malsain »: l’Ignorance (le disciple enfant, printemps), le Désir (le disciple adolescent, été), la Haine (le disciple adulte, automne). Un décor digne des tableaux de Monet, une quête mystique, une méditation sur le cycle de la vie, du désir amoureux, de la femme, de la repentance. Un film qui jalouse les plus grands, au vu d’une maîtrise parfaite des images d’une beauté indéniable. Allégorie du rachat et du péché, « Printemps, été, automne, hiver et … printemps » privilégie ici le thème des forces et faiblesses de l’Homme, trahi par ses sens. Une nature seine , contemplatrice et moqueuse des erreurs humaine ajoute un oeil critique sur la symbolique du péché originel. Un film presque parfait, mais qui laissera les amateurs d’action et de scénarios complexes sur leur faim. En ce qui conscerne les passionés de cinéma d’art et d’essai, ils seront comblés.

Printemps, été, automne, hiver et… printemps

Film de Kim KI DUK Corée du sud, 2003

Avec: Oh Yeong-Su, Seo Jae Kyeong et Kim Ki Duk

1H43

NOTE : 9/10

Publié dans: on décembre 9, 2007 at 3:45 Laisser un commentaire

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